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Les interprètes militaires pendant la Première Guerre mondiale sont à l’honneur dans l’exposition qui leur est consacrée à partir du 25 juin à Biesles (Haute-Marne) et jusqu'au 30 juillet 2017.

Baptisée « L’interprète militaire : trait d’union et arme de guerre », elle est organisée à l’initiative de l’ANOLiR, l’Association nationale des officiers et sous-officiers linguistes de réserve, héritiers des interprètes militaires de la Première Guerre mondiale.

 

 

 

L'exposition est soutenue par la municipalité de Biesles et par l'Association des amis de la Tour-Musée de Biesles et l’Association militaria chaumontaise-52 (AMC 52). L’Établissement de communication et de production audiovisuelle de la Défense (ECPAD) soutient également cette exposition en permettant la diffusion du film Voilà les Américains.

 

Interprète militaire près l'armee americaine, portant les sphinx sur fond vert. © ANOLiR

 

Le centenaire de l'école des interprètes militaires de Biesles

La localité de Biesles, située à 13 km à l’Est de Chaumont, a accueilli de 1917 à 1919 l’école des interprètes « près l’armée américaine ». Elle fut mise sur pieds par la Mission militaire française installée à Chaumont, à proximité immédiate de l’état-major de l’American Expeditionary Force (AEF) commandée par le général Pershing.

Utilisant l’expérience acquise avec la première école de ce type – l’école des interprètes « près l’armée anglaise » fondée à Berck en 1914 –, l’école de Biesles fut installée dans un baraquement de type Adrian et les stagiaires furent logés chez l’habitant.

 

L’école servit de centre de test pour les candidats interprètes, de centre de formation (4 semaines) pour les candidats retenus, et de dépôt pour les interprètes en attente d’affectation.

Entre 1 500 à 3 000 Poilus sont ainsi passés par la localité haut-marnaise. Certains en ont parlé dans des livres de souvenirs, d’autres dans des lettres et cartes postales envoyées à leur famille. L’un des plus prestigieux instructeurs fut l’adjudant Jean-Norton Cru, auteur du célèbre Témoins, publié en 1929.

 

 

Des insignes à tête de sphinx

L’uniforme des interprètes était généralement fourni par l’AEF, à l’exception du képi, spécificité française, des boutons ornés d’un sphinx, et de l’insigne métallique (un sphinx doré sur fond vert) fixé au collet. Cette couleur distinguait les interprètes « près l’armée américaine » de leurs homologues « près l’armée anglaise » dont le sphinx était porté sur fond bleu.

 

  • Inauguration
    L'exposition sera inaugurée le samedi 24 juin à 11h15, en présence d’autorités civiles et militaires, et de deux escouades (AMC 52 et 61e RA) en tenue bleu horizon. La Batterie de réserve du 61e régiment d’artillerie de Semoutiers présentera également à cette occasion les films réalisés en coopération avec la section cinéma du lycée de Bar-sur-Aube, et relatant l’histoire du régiment pendant la Grande Guerre.

 

Insigne de collet : sphinx sur fond bleu des interpètes près l'armée britannique. © ANOLiR

  • Pratique
    Dates: du 25 juin au 30 juillet 2017.
    Horaires: tous les samedis, dimanches et mercredis après-midi.
    Entrée gratuite.

    À noter que cette exposition sera ensuite visible à Paris, les 16 et 17 septembre 2017, dans le cadre des Journées européennes du patrimoine qui se tiendront à l’Ècole militaire tout le week-end.
    Entrée gratuite de 10h à 18h (Rotonde Gabriel).

 

  •  Renseignements